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Monuments et Musées de Los Barrios |
PLACE DE L’EGLISE
La Place de l’Eglise de Los Barrios a connu plusieurs transformations urbanistiques, avec ses pergolas et ses piliers en grès ou ses bancs recouverts de petites dalles catalanes. Elle fut la place habituelle depuis le milieu des années quarante jusqu’à la fin des années soixante. Parmi les éléments remarquables de cette place se distinguent, au fond, l’Eglise de San Isidro, l’Hôtel de Ville et la Demeure seigneuriale de la famille Urrutia. Un peu plus loin, nous trouvons le bâtiment du Pósito (ancien grenier communal) ou Musée d’Histoire Naturelle.
EGLISE PAROISSIALE DE SAN ISIDRO LABRADOR
Considérée comme l’une des meilleures églises de la Campagne de Gibraltar en raison de sa solide construction, de son architecture élégante et de sa contenance. Une fois abandonné le projet initial d’agrandissement de l’ermitage précédent, la construction de la nouvelle église fut commencée vers 1717. Elle fut consacrée en 1760, alors que les travaux n’avaient pas encore été achevé, puisque ces derniers durèrent jusqu’à la fin du XVIII siècle. Son clocher, d’une hauteur de 31 m, est remarquable tout comme ses stalles en grès ; il se détache sur le blanc des maisons de Los Barrios. L’église, construite par le frère José de San Miguel, en moins de trois ans, fut terminée en 1769; elle possède une construction massive qui la rend différente de celles de son espèce, tandis que son style éclectique, où se mêlent des éléments classiques, gothiques et baroques, s’avère également un curieux modèle du genre.
Image: Eglise de San Isidro
L’HÔTEL DE VILLE DE LOS BARRIOS
L’édifice qui héberge la Mairie de Los Barrios, a connu plusieurs réaménagements et agrandissements successifs, parmi lesquels le plus significatif se produisit en 1781, date à laquelle, selon le projet du maître d’oeuvre Juan de Vargas, deux demeures furent démolies afin de bâtir le nouvel édifice capitulaire, en respectant tout au moins le frontispice déjà existent. Ensuite, il y eut d’autres travaux de restauration tout au long du XIX siècle. L’édifice fut totalement démoli en 1966, à l’exception de son élégante entrée qui, en raison de son intérêt artistique, fut réintégrée à la nouvelle construction, cette dernière achevée en 1968. Ultérieurement, il y eut encore d’autres retouches.
Image: L’Hôtel de Ville
DEMEURE DE LA FAMILLE GÓMEZ PECINO OU DES URRUTIA
C’est un autre exemple de demeure seigneuriale du XVIII siècle, à laquelle on a ajouté, au milieu du XX siècle, un ensemble de créneaux à son toit en terrasse, de même qu’un donjon, donnant ainsi un certain charme à sa façade extérieure. Cette façade se distingue par son entrée en pierre aux colonnes adossées, sous un long balcon. La tradition populaire affirme qu’elle fut construite par les mêmes maçons qui bâtir l’Eglise et, à ce qu’il paraît, elle servit de logement et de quartier général aux autorités militaires installées en ville durant le Grand Siège de Gibraltar.

Image:Demeure des Urutia
ANCIEN GRENIER À BLÉ
Il est considéré comme un modèle du genre dans une étude commandée par le Conseil Régional d’Andalousie. C’est sans aucun doute un des meilleurs entrepôts communaux encore conservés en Andalousie datant de l’époque de Charles III. Il fut construit en 1768 puis ensuite agrandi en 1779. Sa restauration récente et sa récupération municipale dans le but de l’utiliser comme salle d’expositions permettent d’admirer la beauté intérieure de sa vaste voûte en demi-berceau avec ses lunettes tamisant la lumière. Cet édifice héberge à l’heure actuelle le Muséum d’Histoire Naturelle qui contient une des meilleures collections de Fossiles et de Minéraux d’Andalousie.

Image:L’Ancien Grenier à Blé
ANCIEN HÔPITAL DE LA CHARITÉ
Simple et modeste édifice hospitalier qui eut une intense activité sanitaire principalement pendant le XIX siècle ; d’abord en 1804, avec l’épidémie de fièvre jaune qui toucha la localité, puis ensuite en accueillant les blessés de la Guerre d’Indépendance et durant l’épidémie algide de la Guerre du Riff. Il a été par la suite transformé en bâtiment scolaire et aujourd’hui, rénové, il héberge la Maison de Retraite et conserve dans son patio une élégante galerie d’arcades et une belle voûte en arête à l’endroit de l’ancienne chapelle.
MAISON PARODYS
Intéressant exemple des anciennes demeures seigneuriales qu’abrita la cité. Après avoir été l’hôtel particulier de la famille Parodys, elle fut pendant quelque temps la Maison-Caserne de la Guardia Civil. De nos jours, après une splendide restauration, elle accueille la Maison de la Culture “Isidro Gómez”, en mémoire du poète local, auteur du Pasodoble pour Los Barrios, considéré par tous comme le véritable hymne de la Cité. Elle possède de beaux patios andalous, avec galeries étagées et une longue salle qui conserve encore sa voûte originale.
Image: Maison Parodys
ANCIEN CASINO
Siège du casino de Los Barrios au cours de la seconde moitié du XIX siècle, construit en 1853, avec sa façade harmonieuse et élégante. Cette dernière se distingue autant par le filigrane de fer forgé conservé aux grilles de ses fenêtres et des portes du rez-de-chaussée que par les jeux de lumière sur les différents éléments de sa corniche et, surtout, par ses appuis de fenêtres restaurés avec plis en mantelets, un des éléments architecturaux les plus authentiques de l’urbanisme traditionnel de Los Barrios.
ANCIENS ABATTOIRS
Ils furent construits en 1870 par Rafael Emilio Grimaldi, ingénieur du génie civil à la Préfecture, dont la lignée familiale semble liée à Los Barrios. Malgré la simplicité de sa construction, le bâtiment se distingue par la fonctionnalité et l’efficacité de ses lignes, en particulier pour ce qui est de l’édifice principal composé d’une salle d’abattoir surélevée afin de faciliter la salubrité de son aération. Aux latéraux de celle-ci étaient adossées la maison du garçon boucher et les autres dépendances de l’établissement. Une fois leur activité terminée, ils ont été récemment convertis en siège de l’Union Sportive de Los Barrios, la salle principale faisant office de club-house.
PLACE DE LA CONSTITUCIÓN
En plein centre ville, à proximité de la rue piétonne de La Plata, nous pouvons trouver des bars, écouter de la musique en direct, des salles de jeux, pubs et cafétérias, etc.
Image: Place de la Constitución
LES ARÈNES DE LA MONTERA
D’allure moderne mais d’une construction travaillée dans le style de l’architecture populaire de la zone, les arènes sont dotées d’une scène permanente d’où l’on fête différents spectacles.
Imagen: Les Arènes
LE PUITS DE COCA
Charmant et romantique puits couvert d’une coupole sur quatre piliers, il se trouve aux abords de la ville Los Barrios, sur le lotissement des los Miradores del Río. Ce puits a été construit au milieu du XVIII siècle et il existe à son sujet une curieuse histoire de chicanes et de litiges pour usurpation de propriété.
Imagen: Le Puits de Coca
MAISON MORISCOS
Sa construction est une réplique de la typique maison rurale des habitants de la campagne. Ces maisons étaient construites à partir d’éléments naturels comme les pierres et les bruyères provenant de la nature. Sa structure est simple et semblable aux constructions de la fin du Néolithique. Son intérieur héberge actuellement l’Office Municipale du Tourisme et le Point d’Information du Parc Naturel de Los Alcornocales, où il est possible d’obtenir une information complète sur les différents aspects du Parc. On peut y visiter également l’exposition tournant autour de la flore menacée des vallées fluviales de montagnes ou entre-noeuds, de même que les ressources naturelles et leur lien à l’homme tout au long de l’histoire. Elle fait fonction d’Office du Tourisme de Los Barrios.

Image: Maison Moriscos
ERMITAGE ET MÉTAIRIE DE OJÉN
Construite au milieu du XVIII siècle, sur les terres de juridiction seigneuriale. Il convient de souligner l’ouvrage en grès de l’entrée de la ferme, datée de1766, et l’ermitage adossé, sous le patronage de Saint Pierre de Alcántara, tous deux de style baroque. Il existe, devant la ferme, une jolie fontaine également ouvragée dans le grès. Cette dernière déverse son eau de la gueule de deux mascarons grotesques. Comme symbole de cet ancien pouvoir seigneurial, de vieilles légendes mentionnent l’existence d’un gibet aux environs de la ferme, lequel aurait été lié, à en croire ces fables anticléricales, aux supposées activités de l’Inquisition du couvent voisin de El Cuervo.
HAUTEURS DU MONT DE LA TOUR
Donjon de deux étages ou voûtes et de base carrée, cette échauguette est située près de la vieille route reliant Los Barrios à Algeciras. Elle est clairement de provenance arabe ou mudéjar de part le style califal de l’arc en fer à cheval observable sur sa porte d’entrée. Ses versants sont couverts d’une forêt rustique de chênes-lièges, à l’ombre desquels pousse un épais sous-bois de fougères, de ronces et de maquis méditerranéen. Il est possible d’apprécier aux alentours un tronçon de voie romaine. De celle-ci, se distribue une jolie vue sur les méandres et l’embouchure du río Palmones.
Image: hauteurs du Mont de la Tour
MOULIN DE LOS CACHONES
Ancien moulin qui puisait son eau des rapides (« cachón ») du torrent de Pecino, d’où son nom de Moulin de Los Cachones, celui-ci était un des cinq grands moulins à farine de blé qui existaient alors sur la commune de Los Barrios. Sa construction semble datée du XVIII siècle, bien que l’on ne connaisse pas le meunier qui fut son premier propriétaire. Au début du XIX siècle, son meunier était un certain Pascual Fargue. Au milieu du XX siècle, le moulin était habité par le maître d’école chargé d’instruire les enfants des travailleurs de la fabrique Larios. De nos jours, c’est un accueillant restaurant qui y a ouvert ses portes, bénéficiant du charme de l’ancienne construction et du bon état de conservation de cette dernière.
GARE DE CHEMIN DE FER
Construite à la fin du XIX siècle, sur la ligne reliant Bobadilla à Algeciras, cette gare -malgré l’état d’abandon dans lequel elle se trouve aujourd’hui- conserve encore une inégalable allure romantique, à côté des singuliers éléments d’une époque se refusant de disparaître, et cela en dépit des innovations ferroviaires vécues jusqu’à ce jour.
Image: Gare de Chemin de Fer
PONT ROMANO
Il fut construit en 1786 pour traverser le cours du torrent Guadacorte.
Imagen: Pont Romano
RELAIS DEL CARMEN
Edifice tombée en ruine d’un ancien Relais des Postes du XVIII siècle et qui cependant évoque encore sa grandeur de jadis aux alentours du chemin conduisant de la Gare de Los Barrios à Palmones. Des documents du XIX siècle nous informent sur son activité et comment, en diverses occasions, il accueillit sous son toit différents détachements militaires. Les légendes rapportées de bouche à bouche parlent d’un certain bandit de grand chemin qui y fut fait prisonnier et enfermé attaché dans une des dépendances d’où il parvint toutefois à s’enfuir en s’évadant par la cheminée. Les souvenirs les plus récents parlent de convois de prisonniers républicains après la Guerre Civile espagnole.
PLACE DES RÉVÉRBÈRES
Place centrale 4.200 m 2 avec services d’usage public, église, auditorium à ciel ouvert, édifice multifonctionnel et zone récréative, avec des installations caractéristiques imitant des troncs d’arbres. Elle se compose de deux allées principales et plusieurs secondaires avec une zone centrale pavée parfaite pour la détente. On y trouve essentiellement la flore des jardins méditerranéens, typiquement andalouse : roseraies, gitanelles, ficus, cyprès ou casaurinas.
EGLISE DE SAINT JEAN BAPTISTE
Construite tout récemment, elle a été inaugurée le 20 avril 2003, Dimanche de Pâques.
FERME DE GUADACORTE
Le corps de ferme construit en 1873, contait, entre autres dépendances, des écuries à la hauteur de la grande considération que démontrait la famille Larios à l’égard de l’élevage équin, si nécessaire pour la distraction durant les moments de temps libres et, surtout, élément indispensable pour chasser à courre le renard traqué par la meute. Ce type particulier de chasse fut développé par la Calpe Hunt de Gibraltar, qui possédait à Guadacorte un de ses plus habituels lieux de rendez-vous de chasse pour la battue à travers les monts alentours.
CHAPELLE DE GUADACORTE
À la fin du XIX siècle et au milieu d’un superbe jardin, la famille Larios construisit une petite chapelle de style néogothique qui possédait une représentation de Notre Dame du Bon Succès et une autre de Santa Leocadia, facilitant ainsi la pratique religieuse de ses propriétaires et permettant de la même celle des domestiques et des journaliers, sans que ceux-ci aient à s’éloigner de trop de leur résidence ou de leur lieu de travail. Bien qu’elle ait subi quelques modifications, la chapelle conserve une image romantique qui semble échappée d’un lointain passé.
L’EGLISE PAROISSIALE DE LA PURA Y LIMPIA CONCEPCIÓN
Au départ il a existé une chapelle, ou un ermitage, inaugurée 8 décembre 1857, jours de l’Immaculée Conception, selon le voeux de l’Evêque Arbolí, dans un local cédé par Alonso Vázquez, notable de la cité. Frère Antonio Gómez Rosales, de l’Ordre des Capucins, s’en occupa jusqu’à sa mort le 14 novembre 1866. La date exacte de la construction de l’église filiale est du 16 mars 1870 par donation de l’Evêque María de Arriete y Llanos, son fondateur. Le 28 septembre 1944, fut signé le décret élevant l’église au rang de Paroisse. Son titre qui jusqu’alors était celui de “ la Inmaculada Concepción” fut changé pour celui de “La Pura y Limpia Concepción”. Il y a un peu près 25 ans, on restaura complètement le presbytère et l’église.
TOUR DE ENTRE RIOS
Aux environs de la plage et de l’embouchure du río Palmones, il existe une ancienne tour de guet construite entre 1585 et 1588; laquelle, au lieu de suivre un tracé arrondi déjà d’usage pour une meilleure protection des attaques d’artillerie, est de construction carrée avec des éléments du moyen âge comme ses mâchicoulis. Elle possède une unique pièce élevée, avec une meurtrière fixant la mer et une porte surélevée de l’autre côté, à laquelle on accédait par une échelle. On pouvait également monter à la terrasse supérieure au moyen d’un escalier en colimaçon. Depuis la tour, on surveilla d’abord l’éventuelle arrivée de pirates barbaresques puis, plus tard, celle de navires anglais. Actuellement elle est entourée d’un parc avec jardins.
MAISON DE LA CULTURE “JOSEPH CUNNIGAN”
C’est l’édifice où se tiennent les actes culturels de la localité de Palmones. Dans ce bâtiment se trouve également une ludothèque.