TurismoCG - La Web de Turismo del Campo de Gibraltar

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Monuments d’Algeciras

Plaza Alta: 1807, restaurée en 1930:

Construite sur initiative du Général Castaños, sa superficie est complètement dallée. Elle avait huit entrées et, à chacune de celles-ci, de grands vases étrusques terminés en lanternes, avec un même nombre de bancs répartis sur toute la place. En son centre s’élevait un obélisque. Les travaux commencèrent le 22 Février 1807, l’inauguration eut lieu le 12 Mai de la même année. La place ne subit pratiquement pas de modifications dans sa structure et dans son cadre, changeant seulement vers 1918 et en 1926, lorsque l’obélisque fut renversé et remplacé par un lampadaire au socle de briques rouges. Avec l’augmentation de la circulation des véhicules, il devint nécessaire d’élargir les rues adjacentes à la place, et par là même de réaliser une complète restauration. Celle-ci fut effectuée sous le mandat du maire D. Emilio Morilla Salinas. La place est dallée en 1943, l’ancienne balustrade de céramique remplacée par une autre de fer forgé. Depuis sa construction, la place a porté plusieurs noms: "De l’Amiral", "De la Constitution", "De la République", etc...

Image: Plaza Alta

Marché des Halles "Ingénieur Torroja" 1935:

Le premier marché des halles se trouvait situé dans la rue Panadería. En 1818, il fut transféré dans la rue Sacramento. En 1821, on commença à construire les petites maisons en maçonnerie de la place, lesquelles furent terminées définitivement 1827, les terrains étant cédés gratuitement à tous ceux qui en faisaient la demande. En 1928, fut autorisée la construction d’un nouveau marché sur des terrains différents à celui de l’emplacement actuel, les travaux étant suspendus en 1931. A cette époque, la construction du marché actuel débuta avec un projet de l’ingénieur Eduardo Torroja, et les travaux furent achevés en 1935. Ces halles connurent une grande réputation en raison de l’innovation que supposait l’utilisation d’une gigantesque voûte sans appuis intérieurs.

Eglise Paroissiale de Notre Dame de la Palma, XVIIIsiècle:

Alphonse XI s’empara d’Algerciras le 28 Mars 1344, faisant consacrer la Grande Mosquée placée sous le patronage de Santa María de la Palma. Le diocèse d’Algeciras fut créé la même année sous ordre de Clement VI, le dotant d’un nombre déterminé de chanoines. L’ancienne mosquée se convertit ainsi en cathédral.

Après la destruction de la ville en 1369, l’église-cathédral d’Algeciras disparût. C’est avec l’arrivée des nouveaux venus de Gibraltar qu’il devint nécessaire de construire un nouveau lieu de culte dont l’autorisation de l’Evêque fut accordée en 1723. Les travaux furent achevés en 1736. A l’instar de l’ancienne église, celle-ci est consacrée à Notre Dame de la Palme. A l’origine, l’édifice comprenait trois nefs, agrandies à cinq par la suite. L’église fut consacrée en 1829 par l’évêque de Cadix.

L’église fut assaillie et mise à sac en 1931, la statue de la Vierge ayant été sérieusement endommagée. Mais en 1934, après avoir été restaurée, l’église fut de nouveau ouverte au culte.

Image:Eglise Paroissiale Nuestra Señora de la Palma.

Chapelle de Notre Dame d’ Europe, XVIII siècle:

En 1690, l’autorisation de construire un ermitage sur la ferme de la famille Gálvez fut accordée ; celui-ci fut placé sous le patronage de San Bernardo. Après la perte de Gibraltar, la statue de Nuestra Señora de Europa est amenée dans cet ermitage.

Le tremblement de terre de Lisbonne de 1755, endommagea gravement l’édifice, lequel fut rebâti aux environs de 1770, dans sa forme actuelle.

En 1864, la représentation originale de la Vierge est rendue à Gibraltar, une réplique demeurant dans la chapelle.

La chapelle est vendue en 1936, puis récupérée en 1943, les travaux de restauration débutant en 1947. En démolissant un bâtiment adossé à celle-ci, une porte latérale fut ouverte. En 1954, y fut créé la confrérie du Saint Christ à la Colonne.

Plus tard, il lui sera donnée une cloche aux inscriptions de "Salud y José" (« Santé et Joseph »).

Son lamentable état de détérioration rendit nécessaire une restauration en profondeur, laquelle se réalisa au cours des années quatre-vingt.

 

Image:Chapelle de Nuestra Señora de Europa

Murailles Meriníes, XIII-XIV siècle.

Entre avril et octobre 1998, l’excavation d’une section de l’enceinte fortifiée de la Ville Nouvelle d’Algeciras fut réalisée. Celle-ci était connue, des sources arabes, sous le nom de al-Binya, et fut édifiée par l’émir des Benimerines : Abu-Yusuf-Yaqub entre 1279 et 1285.

Au cours des fouilles archéologiques, ce sont 150 m. de cette muraille qui ont été mis à jour, avec quatre tours de flanquement, la même longueur de barbacane, une douve et un complexe système d’entrée à la Porte de Gibraltar, cette dernière constituée d’une grande tour encerclée d’un fossé et à laquelle on y accède au moyen d’un pont de maçonnerie et qui contient deux cours piégées et trois embrasures ou portes intérieures. Le pont est l’un des plus impressionnants de tous ceux de l’époque d’al-Andalus et, au même titre que les murailles, un exemple de forteresse imprenable telle que la représentait l’enceinte défensive d’Algeciras aux XIII-XIVs.; la preuve en furent les échecs des sièges menés par les rois de Castille Alphonse X et Fernand IV, de même que le long et pénible siège que la ville a souffert entre 1342 et 1344 sans que le roi Alphonse XI ait pu, en aucun moment, la prendre d’assaut.

Le gisement des fouilles archéologiques est, à l’heure actuelle, en phase de mise aux normes afin de se convertir en Parc Archéologique; lequel sera, sans aucun doute, le monument le plus important de ceux que compte aujourd’hui la ville d’Algeciras.

Image: Les fouilles, Gisements archéologiques.

Chapelle du Santo Cristo de la Alameda.

Construite en1776, la chapelle fut un oratoire consacré au Christ de la Miséricorde, connu populairement comme celui “de la Alameda” (« l’allée des Peupliers »), en raison de sa situation sur la promenade du même nom. Celui-ci jouit d’une grande dévotion populaire, surtout parmi les gens de mer.

De style néoclassique, avec des éléments du Baroque, elle est constituée uniquement d’un édifice, presque carré, auquel est annexée une chapelle couverte d’une coupole montée en pendentifs. A l’extérieur, sa façade principale est d’une seule allée avec deux corps ; le deuxième corps correspondant au clocher-pignon.

Après avoir été restaurée, elle héberge aujourd’hui le Musée Municipale d’Art Sacré.

Hôpital de la Charité et Chapelle de San Antón.

Exemple typique de l’architecture civile à Algerciras, l’hospice a été construit entre les années 1748-1768. Il possède un patio central et un grand escalier permettant l’accès aux galeries supérieures.

Actuellement, l’édifice est le siège de la Fondation Municipale pour la Culture “José Luis Cano”.

Une chapelle, populairement connue, comme Chapelle de San Antón, fut ajoutée à l’édifice et inaugurée en 1754.

Sa façade est caractéristique dans l’architecture religieuse de la ville. Elle est formée d’une entrée, flanquée de deux pilastres, et est terminée en oculaire et en clocher-pignon. A l’intérieur, il y a une seule nef avec un chœur à ses pieds. Dans l’entrée se trouve un retable baroque qui s’enorgueillit de la Vierge del Carmen, laquelle est objet d’une grande dévotion à Algeciras.

Image: Chapelle de San Antón

Hôtel de Ville.

Edifice construit entre les années 1887 et 1897 selon les plans de l’architecte Amadeo Rodríguez. D’un style affine à l’architecture dite “éclectique”, du fait qu’il incorpore des éléments décoratifs de différents styles historiques.

Avec façade sur trois allées et deux appartements possédant des embrasures vitrées, tout particulièrement remarquable le vitrail de l’allée centrale correspondant au Salon des Réunions Plénières sur lequel apparaissent les inscriptions « Hôtel de Ville », couronnée de l’écusson aux armoiries de la Cité.

On y accède à l’intérieur en traversant un vestibule qui s’ouvre sur un patio central, autour duquel sont disposés les différents bureaux des services de la Mairie. Un vaste escalier communique aux appartements supérieurs. La pièce faisant office de Salle du Conseil est particulièrement remarquable. C’est là que s’y tinrent les différentes sessions de la Conférence Internationale sur le Maroc, célébrée en 1906. Elle fut réaménagée en 1930, ses murs couverts de carreaux de faïence de style sévillan (“azulejos”), ceux-ci reproduisant des endroits et des événements de la ville comme Algeciras vue depuis l’aqueduc de Arcos del Cobre, une vue du río de La Miel, La Chorrera, la Plaza Alta et une des sessions de la Conférence historique sur le Maroc.

Tout dernièrement, une horloge a été incorporée à sa façade, tel que cela était prévu à l’origine.

Image:Hôtel de Ville

Hôtel de la Reine Christine et Alentours.

L’hôtel, inauguré en 1902, a hébergé les délégations des pays participant à la Conférence de 1906. C’est un exemple de construction à l’influence anglaise proximité d’autres édifices voisins comme l’actuel Conservatoire « Paco de Lucía », la Croix Blanche et la Villa Smith, dont les bâtiments et jardins sont actuellement destinés aux dépendances de La Communauté de Communes du Campo de Gibraltar, au Musée Municipal d’Histoire et au Parc Municipal des Acacias.

Image: Le Conservatoire de Musique "Paco de Lucía".

Arènes de “Las Palomas”.

À l’occasion du déplacement de la Feria sur son site actuel, en face du quartier de “La Reconquista”, et afin de ne pas rompre l’unité traditionnelle entre le Real et les Arènes, il fut décidé de construire de nouvelles Arènes. Les travaux commencèrent en 1966 et l’inauguration eut lieu le 14 Juin 1969, remplaçant ainsi les anciennes Arènes de « La Perseverancia » qui dataient de 1866.

Image: Les Arènes de "Las Palomas" 

Bains Meriníes (XIII-XIV s.).

Les Bains Royaux de al-Binya, la cité palais meriní de Algeciras, furent construits par l’émir Abu Yusuf Yaqub entre les années 1279 y 1285.

Il restait encore debout en 1724 une partie de leurs structures, lesquelles furent représentées par l’ingénieur militaire Jorge Próspero de Verboon sur les plans que ce dernier fit réaliser des ruines musulmanes d’Algeciras. Les bains mauresques étaient situés à la jonction des rues Regino Martínez et Rocha. En 1999, la Mairie d’Algeciras transféra les vestiges de ce hammam au Parc María Cristina, où ils furent restaurés. Elle y ajouta également une réplique de la noria qui extrayait l’eau du puits.

Image: Reconstitution de la Noria

Musée Municipal.

Le Musée Municipal d’Algeciras est situé dans la partie de la ville connue comme “La Vieille Ville”, à côté du Parc des Acacias et à la jonction des rues Ortega y Gasset et Goya.

L’édifice est une demeure bourgeoise de la fin du XIX siècle, connue sous le nom de “Maison de la Famille Guardeses”. Son intérieur fut complètement restauré en 1995 pour l’adapter à sa nouvelle fonction muséographique.

Le Musée possède deux étages. L’étage inférieur dispose de quatre salles et l’étage supérieur de trois. Au rez-de-chaussée, sont exposés des témoignages matériels, des panneaux explicatifs et des reproductions à échelle réduite des étapes de la Préhistoire, de l’Antiquité et du Moyen Age.

L´étage supérieur contient des témoignages relatifs aux événements historiques qui se sont déroulés à Algeciras et dans sa Baie entre le XVII et le XX siecle.

Image: Musée Municipal

Monument au Fusilier Tirailleur de Getares.

L’Unité des Fusiliers Tirailleurs de Getares fut créée en 1705 sur initiative du Marquis de Villadarias. Elle tenait à la fois de la milice et de la police, étant donnée qu’à la fonction de milice armée s’ajoutait un rôle de surveillance des côtes et la répression de la contrebande et du brigandage. Son aire d’action embrassait le littoral de la Baie d’Algeciras et les côtes du Detroit d’Estepona à Tarifa.

Au cours de la Guerre d’Indépendance, l’Unité passa à l’action depuis la plage de Getares, où elle était basée sous les ordres du Général Ballesteros, s’opposant ainsi à l’occupation de la zone par les troupes françaises.

Aqueduc de Los Arcos del Cobre (1784).

Œuvre d’ingénierie hydrologique de 1784, réalisée suivant les programmes d’urbanisme menés sous le règne de Charles III. L’aqueduc traverse les quartiers de El Cobre et La Bajadilla, et canalisait l’eau depuis les sierras de Cobre jusqu’aux différentes fontaines situées dans la ville (Fuente Nueva, Plaza Alta, Plaza Baja et La Marina).   

Imagen:Aqueduc de los Arcos del Cobre